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Chefs de projets : quelle implication en gestion du changement?

26 février 2025
Gestion du changement

Alice est gestionnaire de projet dans une entreprise québécoise de fabrication de produits en plastique.

Lors de son dernier projet, elle rencontré certains enjeux en lien avec l’adhésion du personnel.

Pourtant, elle est reconnue pour son expertise dans son domaine d’activité, notamment pour ce qui a trait aux aspects techniques de la gestion du projet, ses capacités d’analyse, son excellente gestion du temps et une organisation à toute épreuve.

Alice se questionne : que s’est-il passé?

Les gestionnaires de projet ont tendance à privilégier l’aspect technique de la gestion de projet et à sous-estimer la gestion du changement pour plusieurs raisons :

  1. Formation et expertise axées sur la technique
    Beaucoup de chefs de projet sont issus de formations techniques (ingénierie, informatique, gestion de projet classique) mettant l’accent sur la planification, les budgets, les échéanciers et les livrables, mais moins sur les dimensions humaines et organisationnelles du changement.
  1. Pression sur les délais et les résultats mesurables
    Les organisations attendent des résultats concrets rapidement.Comme la gestion de projet se mesure souvent en termes de délais respectés, de coûts maîtrisés et de fonctionnalités livrées, les efforts liés à l’accompagnement des employés sont parfois perçus comme secondaires ou non prioritaires.
  1. Manque de sensibilisation à l’importance du changement
    Certains gestionnaires de projet ne réalisent pas à quel point l’adhésion des parties prenantes est cruciale. Ils peuvent penser que si la solution est techniquement bien conçue, elle sera adoptée naturellement, ce qui est rarement le cas.
  1. Absence de ressources dédiées à la gestion du changement
    Beaucoup de projets n’intègrent pas un expert en gestion du changement. Faute de compétences internes ou de budget, cet aspect est négligé ou laissé à la responsabilité du chef de projet, qui n’a pas toujours le temps ou les outils pour le gérer efficacement.
  1. Résistance organisationnelle
    Certains dirigeants et parties prenantes considèrent la gestion du changement comme une charge superflue ou une démarche trop « douce » par rapport aux aspects techniques et financiers du projet. Cela entraîne un manque de soutien et de priorisation pour cette approche.
  1. Complexité et imprévisibilité du facteur humain
    Gérer la technique est souvent perçu comme plus concret et prévisible, alors que la gestion du changement implique de comprendre les émotions, la culture organisationnelle et les résistances, ce qui peut sembler plus difficile à maîtriser et à quantifier.

Les gestionnaires de projet ont donc tout intérêt à développer des compétences en gestion du changement ou à se faire accompagner par des experts dans ce domaine. Ainsi, les objectifs visés par le changement seront compris et adoptés par le personnel afin d’assurer une valeur durable pour l’organisation.